Impressions

La Fondation Beyeler
La Fondation Beyeler
Vue des vastes salles d’exposition
Vue de l’exposition BASQUIAT
La façade ouest
L’entrée du domaine avec la Villa Berower, qui abrite le Restaurant Berower Park et l’administration
Le Restaurant Berower Park, un lieu convivial qui invite à de petits en-cas ou à des repas savoureux
Tous les mercredis et le premier vendredi du mois, le musée reste ouvert plus longtemps
Nature, art et architecture

Au cours de ses 50 ans d’activité de galeriste, Ernst Beyeler n’a jamais cessé de collectionner des œuvres d’art. Le moment vint de réfléchir à l’avenir de ces tableaux et de ces sculptures. Une solution évidente aurait été de les confier au Kunstmuseum de Bâle. Mais il ne fut pas convaincu par les propositions de lieux susceptibles d’abriter cette collection que lui présenta le gouvernement du canton de Bâle-Ville.
Il décida donc de constituer une Fondation et envisagea de construire un musée. Le projet de rassembler sous un même toit des groupes d’œuvres de grands artistes des 100 dernières années et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, en un lieu spécialement conçu à cette fin, enthousiasma Ernst Beyeler. La première tâche consistait évidemment à trouver ce lieu. Impressionné par le travail de Renzo Piano, auteur du Centre Pompidou de Paris et de la Menil Collection de Houston, il chargea le grand architecte italien de la construction du musée, sans concours préalable.
Le beau terrain, domaine de la Villa Berower, que la commune de Riehen était prête à mettre à sa disposition semblait fait sur mesure pour un bâtiment destiné à abriter les Nymphéas de Monet. La juxtaposition prévue entre nature, lumière naturelle et art, gage d’interactions captivantes, trouvait ici des conditions idéales. Le paysage de prairie à la végétation changeante possède quelque chose de pictural. Les travaux de planification et de construction ont donné lieu à des échanges constants entre Beyeler et Renzo Piano. Dès le début du projet, Renzo Piano a proposé un musée formé d’un bâtiment en trois parties, qui s’intégrerait par étapes dans le terrain. On lui a annexé sur la façade est – comme à un porte-avion – un élément de bâtiment qui protège en même temps le musée de la rue. À l’ouest, un jardin d’été adossé au bâtiment principal ouvrait une perspective sur le paysage qui s’étend jusqu’à la Wise, un cours d’eau, au pied de la colline de Tüllingen.
Renzo Piano a accordé une attention toute particulière au toit. Il fallait en effet que les salles d’exposition bénéficient de la lumière du jour, dans toute sa variabilité, tout en respectant les contraintes de conservation des œuvres.
Le bâtiment devait dégager une impression de simplicité, et entretenir une harmonie parfaite avec l’environnement. La volonté de rendre le musée, et la collection, accessibles sur un seul niveau, sans escalier et d’aménager un étang jouxtant la façade sud du bâtiment ont impliqué l’abaissement du niveau de l’ensemble du bâtiment. Ce dispositif a permis de mieux intégrer le bâtiment dans le paysage tout en prêtant au musée un caractère plus intime.

Collection
Claude Monet, Nymphéas, 1916 - 1919

Œuvres de la Collection Beyeler.

Station