Pour son exposition à la Fondation Beyeler, l'artiste français Philippe Parreno met en scène deux nouveaux films dans une chorégraphie de sons et d'images qui guide le visiteur à travers l'espace. Le premier film C.H.Z. (« Continuously Habitable Zones ») est lié à un territoire. Il donne une perspective sur un jardin noir construit au Portugal. Un paysage a produit un film et un film a produit un paysage. Le paysage est pérenne; il est ce que l'image rejette. Un deuxième film, Marilyn, est le portrait d'un fantôme, Marilyn Monroe. Le film l'invoque à travers une séance fantasmagorique dans la suite de l'hotel Waldorf Astoria de New York qu'elle occupa dans les années 50. Sa présence est reproduite par trois algorithmes: la caméra devient ses yeux, un ordinateur reconstruit la prosodie de sa voix et un robot recrée son écriture. La morte est incarnée en une image.