Alexander Calder

Alexander Calder
Otto’s Mobile, 1952
The Tree, 1966
Otto’s Mobile, 1952
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Exposé actuellement à la Fondation Beyeler

Alexander Calder
Otto’s Mobile, 1952

Le mobile d'Otto
Acier peint, aluminium, 533,4 x 243,8 cm
Photo: Museo Guggenheim Bilbao/Erika Barahona

Les sculptures mobiles de Calder s’inscrivent parmi les premières manifestations artistiques à se détacher délibérément de la compréhension traditionnelle de l’œuvre d’art comme objet statique et à intégrer l’idée de mouvement et de transformation, érigés en éléments esthétiques. Dans ses « Mobiles » – Marcel Duchamp a été le premier à leur donner ce nom –, Calder s’est inspiré de toiles abstraites de Joan Miró  et de Piet Mondrian. À partir de la fin des années 1920, il a cherché à les traduire dans un langage formel en trois dimensions. Cette référence artistique s’exprime également dans l’œuvre baptisée Otto’s Mobile, du nom de son premier propriétaire. Il s’agit d’une construction de fil de fer suspendue librement, dans un équilibre parfait, dont les pièces de métal peintes aux formes variées évoquent de façon frappante les compositions de Miró faites de lignes et de surfaces noires et colorées.

The Tree, 1966
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Non exposé actuellement

Alexander Calder
The Tree, 1966

L'arbre
Acier peint, 520 x 1070 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

La dimension largement abstraite d’Otto’s Mobile contraste avec The Tree, une sculpture monumentale conçue pour l’extérieur, association de « mobile » et de « stabile ». Dans ce projet, Calder semble s’interroger sur la possibilité de créer une œuvre d’une abstraction radicale à partir du motif de l’arbre, une démarche que l’on peut également observer dans la création de Mondrian. La sculpture de  Calder, qui domine le parc de la Fondation Beyeler, est devenue une sorte d’emblème de la collection et de son fondateur.

Alexander Calder

1898, Philadelphia – 1976, New York

Fasciné par le cirque, Calder réalise à la fin des années 1920 de petites figures de fil de fer, de bois et d’étoffe. La visite du planétarium de Paris qui l’impressionne beaucoup et la fréquentation du groupe d’artistes « Abstraction-Création » en 1930 lui inspirent des sculptures abstraites et mobiles composées d’éléments métalliques, de tiges, de câbles et de fil de fer, que Duchamp qualifiera plus tard de « Mobiles » et dont la complexité et le raffinement iront croissant au fil des ans. S’y opposent plus tard des constructions immobiles, monumentales pour certaines, de tôle d’acier, pour lesquelles Jean Arp invente le concept de « stabiles ».

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