Pablo Picasso

Pablo Picasso
Cruche, bol et citron, 1907
Femme (Epoque des »Demoiselles d’Avignon«), 1907
Femme assise dans un fauteuil, 1910
Tête d’homme (Tête moustachue), 1910 ou 1912
Mandoliniste, 1911
Bouteille sur une table, 1912
Verre, bouteille, guitare (»Ma Jolie«), 1914
Tête de femme, 1921
Instruments de musique sur une table, 1926
La bouteille de vin, 1926
Femme dans un fauteuil, 1927
Figure (Femme assise), 1930
Le sauvetage, 1932
Sculpture d’une tête (Marie-Thérèse), 1932
La femme qui pleure, 1937
La femme qui pleure I, 1937
Femme assise (Dora), 1938
Femme assise dans un fauteuil (Dora), 1938
Femme assise dans une chaise (Dora), 1938
Buste de femme au chapeau (Dora), 1939
La femme au tambourin, 1939
Tête de femme (Dora), 1941
Femme en vert (Dora), 1944
Peintre et modèle, 1953
Petite femme aux bras écartés, 1961
Tête de femme, 1961
Femme au chapeau, 1961/1963
L’enlèvement des Sabines, 1962
Nu couché jouant avec un chat, 1964
Chat et homard, 1965
Nu couché et homme au masque, 1969
Profil de femme (Jacqueline), 1969
Vase de fleurs sur une table, 1969
Cruche, bol et citron, 1907
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Cruche, bol et citron, 1907

Huile sur bois, 63,5 x 49,5 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Femme (Epoque des »Demoiselles d’Avignon«), 1907
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme (Epoque des »Demoiselles d’Avignon«), 1907

Huile sur toile, 119 x 93,5 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Femme assise dans un fauteuil, 1910
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme assise dans un fauteuil, 1910

Huile sur toile, 73,2 x 60,2 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Tête d’homme (Tête moustachue), 1910 ou 1912
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Tête d’homme (Tête moustachue), 1910 ou 1912

Fusain sur papier, 64 x 49 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Mandoliniste, 1911
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Mandoliniste, 1911

Huile sur toile, 100,5 x 69,5 cm
Photo: Cantz Medienmanagement, Ostfildern

Bouteille sur une table, 1912
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Bouteille sur une table, 1912

Fusain et coupure de journal sur papier, 62 x 47,5 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Les Papiers collés de Braque et Picasso renvoient à la réification croissante du tableau dans l’art moderne, qui atteindra un point culminant chez Mondrian et, plus tard, chez Pollock et Tàpies. Le tableau, qui joue avec l’illusion par le biais de la coupure de journal collée, a été réalisé à une époque où Picasso s’intéressait de près à la représentation de la surface et de l’espace, de la planéité et du volume. Cette recherche artistique a débouché sur la célèbre guitare en fer-blanc plié qui se trouve aujourd’hui au Museum of Modern Art de New York. On peut se demander si la bouteille que l’on reconnaît sur cette œuvre ne joue pas avec l’illusion de représenter en réalité l’image d’une guitare.

Verre, bouteille, guitare (»Ma Jolie«), 1914
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Verre, bouteille, guitare (»Ma Jolie«), 1914

Huile et sable sur toile, 80,5 x 64,5 cm
Photo: Cantz Medienmanagement, Ostfildern

Tête de femme, 1921
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Tête de femme, 1921

Pastel sur papier, 63,5 x 48 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Ce pastel est la seule œuvre de la Fondation datant de la période « néoclassique » de Picasso, au début des années 1920. Il se situe donc entre les œuvres cubistes et les travaux surréalistes de l’artiste espagnol. Il a vu le jour en 1921, dans le contexte de la grande toile Trois femmes à la fontaine (Museum of Modern Art, New York) et entretient un lien direct avec la tête de la femme qui, sur la gauche de ce tableau, attend de pouvoir remplir sa cruche. Mais ici, la femme ne baisse pas rêveusement les yeux vers sa compagne : elle porte un regard vif et direct vers la droite. Affranchie du contexte de la grande composition, elle affirme son autonomie. Le fond bleu se distingue, lui aussi, de la teinte terreuse du grand tableau. Picasso joue ici magistralement avec l’idée d’une tête classique modelée, telle qu’il aurait pu la sculpter, mais qu’il éveille ici à la vie par la peinture.

Instruments de musique sur une table, 1926
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Instruments de musique sur une table, 1926

Huile sur toile, 168 x 203 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

La bouteille de vin, 1926
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
La bouteille de vin, 1926

Huile sur toile, 98 x 131,5 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Femme dans un fauteuil, 1927
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme dans un fauteuil, 1927

Huile sur toile, 128 x 97,8 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

De 1926 à 1929, Picasso se consacre activement au thème du modèle dans l’atelier. Mais ce tableau a-t-il été véritablement réalisé en présence du modèle ? Un dessin préparatoire contenu dans un carnet de croquis de la même année (Musée Picasso, Paris) révèle que l’ensemble de la composition était déjà clairement défini au moment où Picasso a commencé cette toile. Dans ses dessins, il a également cherché à projeter dans l’espace des corps que l’on retrouve dans sa peinture, entièrement plats. Parallèlement à la nature extérieure, la nature intérieure de l’imagination devient source d’inspiration. On voit ici la silhouette fantomatique d’une femme. Montrant les dents à la manière d’une vagina dentata, elle traverse en jaune criard les zones chromatiques et les structures du tableau. Les éléments du corps et les esquisses d’un espace intérieur ont été décomposés et ré-assemblés en une structure abstraite.

Figure (Femme assise), 1930
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Figure (Femme assise), 1930

Huile sur bois, 65,6 x 49,2 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Comme éclairée par la lumière blanche d’un spot, une petite figure nous regarde avec curiosité. Yeux, nez, bouche, oreilles — des cheveux sans doute, en tout cas un sein : tout est là ! S’y ajoute un fauteuil au dossier canné. Rappelant les expériences cubistes de cannage collé, ce dossier apparaît plus que réaliste par rapport à la figure. Il révèle également ce qui arrive à cette dernière, qui doit sa présence sur l’image plane à différentes zones, lignes et couches visuelles.

Le sauvetage, 1932
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Le sauvetage, 1932

Huile sur toile,130 x 97,5 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

C’est en 1927 au plus tard que Picasso fait la connaissance de la jeune Marie-Thérèse Walter, qui ne tarde pas à devenir sa maîtresse. La scène dramatique intitulée Sauvetage réunit trois femmes qui ressemblent toutes à Marie-Thérèse : celle du milieu, qui est entre la vie et la mort, est sortie de l’eau, tel un reflet de la figure qui la surplombe. Associé aux narcisses omniprésents, cet élément a incité Reinhold Hohl à voir dans ce tableau une variation sur le mythe de Narcisse. Selon les Métamorphoses d’Ovide, celui-ci tombe amoureux de son reflet et, à sa mort, est métamorphosé en une fleur, à laquelle il donne son nom. Cette idée de transformation domine tout le tableau : les fleurs naissent ainsi du souffle de la femme cachée et les trois figures esquissent un unique geste, qui se propage à leurs trois corps. Un autre élément du tableau allait jouer un rôle dans l’histoire de l’art : la tête du haut annonce pour la première fois un visage qui reviendra en 1936 dans un des personnages principaux de Guernica.

Commander le poster dans le shop

Sculpture d’une tête (Marie-Thérèse), 1932
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Sculpture d’une tête (Marie-Thérèse), 1932

Fusain sur tissu enduit, 92 x 73 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Picasso passe pour l’un des sculpteurs les plus novateurs de l’art moderne. Peintre à l’origine, il est capable de s’exprimer en volume avec une liberté singulière et d’y abroger les règles conventionnelles. La Fondation possède deux œuvres plastiques de Picasso antérieures à 1945, mais une seule – Tête de femme (Dora) de 1941 – est véritablement en trois dimensions. Sculpture d’une tête (Marie-Thérèse), un portrait de sa maîtresse Marie-Thérèse Walter réalisé au fusain sur toile, révèle l’aptitude de Picasso à penser la surface en termes plastiques. Constituée d’une addition de formes isolées, cette œuvre fait surgir sous nos yeux une représentation sculpturale de la jeune femme.

La femme qui pleure, 1937
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
La femme qui pleure, 1937

Huile sur toile, 55 x 46 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Après avoir subi l’influence du surréalisme entre 1924 et 1934, Picasso continue à utiliser le langage pictural « surréaliste » élaboré au cours de ces années comme fondement des œuvres qu’il réalise entre 1935 à 1939, et même par la suite.  Mais la guerre leur prête souvent une nuance nouvelle, désespérée. Le cauchemar prend la place du rêve. Parallèlement aux échos directs de la politique mondiale (Guernica, 1937), ses effets ne laissent pas indemnes les modèles de Picasso — et notamment sa maîtresse Dora Maar. C’est elle que voyons sur la toile et sur l’eau-forte intitulées La femme qui pleure, un type iconographique conçu initialement pour l’univers des personnages de Guernica, mais dont Picasso a poursuivi l’élaboration dans un ensemble de travaux distinct. Alors que les émotions exacerbées des œuvres de 1924 à 1934 reflétaient souvent les tensions affectives de la vie privée de Picasso, l’artiste prête désormais sa voix, avec une expressivité formée au surréalisme, à la souffrance de l’être humain en général face aux horreurs de la guerre. Au-delà de toute individualité, Dora est érigée en Mater dolorosa profane du siècle des idéologies — et de leurs conséquences.

La femme qui pleure I, 1937
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
La femme qui pleure I, 1937

Pointe sèche, aquatinte, eau-forte et acier poli sur cuivre et papier Vergé de Montval, exemplaire 15/15; VIIe état, définitif, 69,2 x 49,5 cm, feuille 77 x 57 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Après avoir subi l’influence du surréalisme entre 1924 et 1934, Picasso continue à utiliser le langage pictural « surréaliste » élaboré au cours de ces années comme fondement des œuvres qu’il réalise entre 1935 à 1939, et même par la suite.  Mais la guerre leur prête souvent une nuance nouvelle, désespérée. Le cauchemar prend la place du rêve. Parallèlement aux échos directs de la politique mondiale (Guernica, 1937), ses effets ne laissent pas indemnes les modèles de Picasso — et notamment sa maîtresse Dora Maar. C’est elle que voyons sur la toile et sur l’eau-forte intitulées La femme qui pleure, un type iconographique conçu initialement pour l’univers des personnages de Guernica, mais dont Picasso a poursuivi l’élaboration dans un ensemble de travaux distinct. Alors que les émotions exacerbées des œuvres de 1924 à 1934 reflétaient souvent les tensions affectives de la vie privée de Picasso, l’artiste prête désormais sa voix, avec une expressivité formée au surréalisme, à la souffrance de l’être humain en général face aux horreurs de la guerre. Au-delà de toute individualité, Dora est érigée en Mater dolorosa profane du siècle des idéologies — et de leurs conséquences.

Femme assise (Dora), 1938
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme assise (Dora), 1938

Encre, gouache et craie de couleur sur papier, 76,5 x 56 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Le 27 avril 1938, Picasso dessine le buste de Dora assise, coiffée d’un chapeau. Avec ses oreilles et ses yeux qui semblent collés sur l’image, elle a l’air de constituer un assemblage comme la chaise sur laquelle est assise. En outre, les traits à l’encre de chine qui couvrent le feuillet comme une toile d’araignée contribuent encore à lier la figure et le meuble. Le regard affligé du personnage renforce le sentiment qu’elle est prisonnière, une impression qui contraste avec la gaieté du coloris. Au cours des journées suivantes, Picasso a réalisé d’autres dessins dans lesquels l’image de Dora assise s’élargit à sa silhouette tout entière. Cette idée trouve son aboutissement le 31 mai dans la grande toile majeure de la Fondation. Tout élément burlesque a disparu ici : des murs gris cernent le modèle de toutes parts comme ceux d’une prison. Tel un insecte géant, un monument tout à la fois effrayant et effrayé, Dora trône, déployant ses formes massives, sur une ossature de fauteuil. Entièrement intégrée à la figure, celle-ci a tout du chevalet de torture. Les bras reposent sur ses accoudoirs comme sur les traverses d’une croix. Dans un dessin du 4 juillet 1938, conservé lui aussi à la Fondation, et sur lequel Dora lève coquettement la main vers sa bouche, Picasso redonne une sérénité surréaliste à cette composition puissante et sombre.

Femme assise dans un fauteuil (Dora), 1938
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Femme assise dans un fauteuil (Dora), 1938

Huile sur toile, 188,5 x 129,5 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Le 27 avril 1938, Picasso dessine le buste de Dora assise, coiffée d’un chapeau. Avec ses oreilles et ses yeux qui semblent collés sur l’image, elle a l’air de constituer un assemblage comme la chaise sur laquelle est assise. En outre, les traits à l’encre de chine qui couvrent le feuillet comme une toile d’araignée contribuent encore à lier la figure et le meuble. Le regard affligé du personnage renforce le sentiment qu’elle est prisonnière, une impression qui contraste avec la gaieté du coloris. Au cours des journées suivantes, Picasso a réalisé d’autres dessins dans lesquels l’image de Dora assise s’élargit à sa silhouette tout entière. Cette idée trouve son aboutissement le 31 mai dans la grande toile majeure de la Fondation. Tout élément burlesque a disparu ici : des murs gris cernent le modèle de toutes parts comme ceux d’une prison. Tel un insecte géant, un monument tout à la fois effrayant et effrayé, Dora trône, déployant ses formes massives, sur une ossature de fauteuil. Entièrement intégrée à la figure, celle-ci a tout du chevalet de torture. Les bras reposent sur ses accoudoirs comme sur les traverses d’une croix. Dans un dessin du 4 juillet 1938, conservé lui aussi à la Fondation, et sur lequel Dora lève coquettement la main vers sa bouche, Picasso redonne une sérénité surréaliste à cette composition puissante et sombre.

Femme assise dans une chaise (Dora), 1938
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme assise dans une chaise (Dora), 1938

Plume et encre sur papier, 65 x 50 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Le 27 avril 1938, Picasso dessine le buste de Dora assise, coiffée d’un chapeau. Avec ses oreilles et ses yeux qui semblent collés sur l’image, elle a l’air de constituer un assemblage comme la chaise sur laquelle est assise. En outre, les traits à l’encre de chine qui couvrent le feuillet comme une toile d’araignée contribuent encore à lier la figure et le meuble. Le regard affligé du personnage renforce le sentiment qu’elle est prisonnière, une impression qui contraste avec la gaieté du coloris. Au cours des journées suivantes, Picasso a réalisé d’autres dessins dans lesquels l’image de Dora assise s’élargit à sa silhouette tout entière. Cette idée trouve son aboutissement le 31 mai dans la grande toile majeure de la Fondation. Tout élément burlesque a disparu ici : des murs gris cernent le modèle de toutes parts comme ceux d’une prison. Tel un insecte géant, un monument tout à la fois effrayant et effrayé, Dora trône, déployant ses formes massives, sur une ossature de fauteuil. Entièrement intégrée à la figure, celle-ci a tout du chevalet de torture. Les bras reposent sur ses accoudoirs comme sur les traverses d’une croix. Dans un dessin du 4 juillet 1938, conservé lui aussi à la Fondation, et sur lequel Dora lève coquettement la main vers sa bouche, Picasso redonne une sérénité surréaliste à cette composition puissante et sombre.

Buste de femme au chapeau (Dora), 1939
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Buste de femme au chapeau (Dora), 1939

Huile sur toile, 55 x 46,5 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

D’autres tableaux de la Fondation comme Femme qui pleure et Femme assise dans un fauteuil faisaient de Dora Maar le symbole dépersonnalisé d’un monde marqué par la souffrance et la peur. En revanche, dans Buste de femme au chapeau (Dora) Picasso lui consacre un portrait qui tient davantage de la représentation individuelle : il part à la recherche de contours inédits capables de prêter au visage de Dora de nouveaux aspects par le contraste entre la couleur claire du visage et du fond, et les teintes sombres du chapeau et des cheveux. Au-delà de la sérénité indéniable de cette recréation de la physionomie humaine, ce petit chef-d’œuvre révèle dans le regard de Dora la présence pénétrante de cette femme qui, photographe remarquable et compagne de Picasso, a été un témoin majeur d’une période terrifiante.

La femme au tambourin, 1939
Add to favorites 

Currentyl not on show

Pablo Picasso
La femme au tambourin, 1939

Aquatinte et zincographie sur cuivre sur
papier Vélin d’Arches, exemplaire 1/30,
Epreuve avant aciérage de la plaque 1942,
66,5 x 51,2 cm, feuille 74 x 56 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Tête de femme (Dora), 1941
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Tête de femme (Dora), 1941

Bronze, une fonte de 4, 80 x 40 x 55 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Le visage de Dora Maar, qui succéda à Marie-Thérèse Walter dans la vie de Picasso, s’élève sur un socle avec une grande pesanteur plastique. Seule une observation plus attentive permet de déceler les nombreuses petites blessures de la forme monumentale et de découvrir que la tête, sur la partie postérieure des cheveux et au niveau du socle, est restée dans un état grossier, dont elle émerge pour prendre, dans l’œuvre, une forme achevée. Le point fort de cette représentation réside dans le charme mental du regard observateur de Dora. Il est vrai que le segment antérieur des globes oculaires est absent :  la sculpture le complète en s’intégrant dans notre espace vivant.

Femme en vert (Dora), 1944
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme en vert (Dora), 1944

Huile sur toile, 130 x 97 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Ce tableau impressionnant, probablement exécuté en février 1944, représente selon toute vraisemblance Dora Maar, trônant sur une chaise et nous fixant du regard dans un espace exigu, qui ressemble à une boîte. Certains aspects de cette toile permettent de penser que Picasso connaissait bien une autre œuvre de la Fondation, Madame Cézanne de Cézanne : outre la position des mains, très comparable, les similitudes concernent notamment l’espace intermédiaire situé à droite, entre le bras et le corps et qui, dans les deux cas, trompe les attentes du spectateur : chez Cézanne, on y voit le mur au lieu du fauteuil, chez Picasso, un fragment de mur, dépourvu de la marque d’angle qui devrait s’y trouver. Vers la fin de la guerre, Picasso en revient donc à Cézanne, modèle éprouvé. Mais alors que ce dernier décrit sa femme avec froideur et distance, Picasso adapte à Dora une tête de chien — image d’une relation qui a commencé à s’éroder depuis mai 1943 avec l’apparition de Françoise Gilot dans la vie de l’artiste ?

Peintre et modèle, 1953
Add to favorites 

Exposé actuellement à la Kunsthalle Bremen

Pablo Picasso
Peintre et modèle, 1953

Encre, plume et pinceau sur papier, 26 x 21 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Petite femme aux bras écartés, 1961
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Petite femme aux bras écartés, 1961

Tôle découpée et pliée, peinte, 36,2 x 34,5 x 13 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Petite femme aux bras écartés s’inscrit dans un projet de sculpture monumentale, exécutée en béton dans la propriété du marchand de Picasso, Daniel-Henry Kahnweiler.

Tête de femme, 1961
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Tête de femme, 1961

Tôle découpée et pliée, peinte, dessin gravé, 28 x 21 x 9,5 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Picasso n’a cessé de réfléchir au rapport entre représentation plane et représentation en volume. Au cours de sa phase cubiste, par exemple, il a cherché à représenter le volume des corps en deux dimensions, par des moyens picturaux. Les sculptures en tôle qui ont vu le jour au début des années 1960 et qui remontent à des expériences réalisées à l’aide de papier découpé, constituent un cas tout à fait singulier. Il s’agit d’une part de représentations spatiales, de l’autre de surfaces dressées, peintes ou incisées, comme Tête de femme, qui font l’effet de corps en deux dimensions. On pourrait les décrire comme des peintures dans l’espace.

Femme au chapeau, 1961/1963
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Femme au chapeau, 1961/1963

Tôle découpée et pliée, peinte en 1963, 126 x 73 x 41 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

La Femme au chapeau existe en quatre exemplaires, dont celui-ci est le seul à avoir été peint ultérieurement par Picasso. Ici, le volume de la figure ne naît pas seulement des pliages de la tôle, mais surtout de l’échelonnement des plans qui projettent des ombres et ouvrent des échappées différentes. On voit ainsi apparaître toute l’individuation d’un être, dont la bouche et le menton sont montrés de profil, mais les yeux de face. L’œil que notre regard traverse sans se heurter à un fond paraît tout différent de celui qui se trouve devant le fond brun.

L’enlèvement des Sabines, 1962
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
L’enlèvement des Sabines, 1962

Huile sur toile, 161,5 x 130 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Picasso a exprimé sur cette toile le bouleversement que lui a inspiré la crise de Cuba de 1962 : un cheval aux dents dénudées, monté par un guerrier armé d’une épée et d’un bouclier, fonce vers le spectateur et menace de piétiner la femme couchée sous lui. Le titre ne se réfère pas directement à l’événement historique ou mythologique du passé de  Rome, mais à de célèbres toiles consacrées à ce thème. Comme sources d’inspiration, Picasso avait fait projeter les versions de Poussin et de David sur le mur de son atelier. Mais on relève surtout ici l’influence du tableau de Rubens fréquemment désigné sous le titre de L’enlèvement des Sabines. C’est ce que semblent indiquer non seulement le choix du format vertical, mais aussi les bras écartés de la femme et la torsion du cheval.

Nu couché jouant avec un chat, 1964
Add to favorites 

Exposé actuellement à la  Fondation Beyeler

Pablo Picasso
Nu couché jouant avec un chat, 1964

Huile sur toile, 114 x 194,5 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Dans sa période tardive, Picasso élabore un style pictural d’une expressivité inouïe, affranchi des conventions. Chaque jour, ou presque, voit la naissance d’un grand tableau, peint avec fougue, dont l’ensemble se lit comme un journal intime. On reconnaît dans ces tableaux, qui relèvent davantage de dessins peints que de compositions chromatiques, le rythme des gestes picturaux de l’artiste. Dans cette vaste grisaille horizontale, Picasso a représenté son modèle préféré de l’époque, sa femme Jacqueline, sous les traits d’une odalisque qui joue avec un chat — symbole d’érotisme indolent et assumé. La pose du personnage rappelle également les figures des sarcophages étrusques, ce qui prête à ce tableau une symbolique de mort. Sur le plan stylistique, cette œuvre se rattache, par un large retour en arrière, à Femme de 1907 : comme il l’avait fait à l’époque, Picasso esquisse ici la figure par des touches en segments de cercle et crée un contraste entre la toile peinte et les réserves.

Chat et homard, 1965
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Chat et homard, 1965

Huile sur toile, 73 x 100 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Cette toile pleine de tempérament s’inscrit dans un groupe de travaux datant de janvier 1965 et qui déclinent tous le même motif, un aspect de la vie quotidienne qui possédait sans doute une signification particulière pour la famille Picasso : un chat qui poursuit un homard. Fidèle à son style tardif, Picasso trace les contours en noir — comme un dessinateur qui peint. La puissance du coloris est frappante ; le jeu avec le contraste de rouge et de vert notamment prête à cette toile une singulière spatialité. Ajoutons que Picasso a également signé en vert sur fond rouge.

Nu couché et homme au masque, 1969
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Nu couché et homme au masque, 1969

Mine de plomb sur papier, 50 x 65,5 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Une belle femme aux formes opulentes, allongée dans un sommeil lascif sous les regards d’un homme : Picasso était passé maître dans l’art de faire du désir érotique un thème artistique à part entière. Dans Nu couché et homme au masque, la femme maquillée, dont les longs ongles vernis présentent un aspect franchement menaçant est, en réalité, observée par un homme à trois visages : le jeune homme barbu au regard perçant, dont l’œil sur le front évoque le cyclope Polyphème, projette une ombre qui ne semble pas être la sienne ; on reconnaît en effet un profil classique antique. Quant au masque qu’il tient devant lui, il représente le visage ridé d’un vieillard. Picasso, qui avait alors 88 ans, se considérait-il comme un homme fondamentalement jeune, mais qui se dissimule derrière son âge ? La sûreté avec laquelle les quelques lignes esquissant les figures sont jetées sur le papier, et le dessin, qui paraît réalisé d’un jet, rendent cette hypothèse parfaitement envisageable.

Profil de femme (Jacqueline), 1969
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Profil de femme (Jacqueline), 1969

Gravure sur linoléum retravaillée à l’encre et aux crayons de couleur, 75 x 62 cm
Photo: Peter Schibli, Basel

Jacqueline Roque (1927–1986) a fait la connaissance de Picasso en 1953. Elle aura été la dernière compagne de l’artiste, qui l’a épousée en 1961. Ce portrait de Jacqueline de profil a été réalisé en linogravure. Très optimiste d’esprit, il a été retravaillé à l’aide de traits apposés en plusieurs couches. Picasso l’a dédicacé en 1970 à Hildy Beyeler, dont il ne faut pas sous-estimer le rôle dans la constitution de la Collection Beyeler.

Vase de fleurs sur une table, 1969
Add to favorites 

Non exposé actuellement

Pablo Picasso
Vase de fleurs sur une table, 1969

Huile sur toile, 116 x 89 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

Pour Picasso comme pour de nombreux autres artistes, le motif du bouquet est avant tout prétexte à l’exploration des possibilités de la peinture. Ici pourtant, l’essentiel n’est pas la couleur. Le point de départ est la forme du vase et celle du bouquet, constitué d’un enchevêtrement de coups de pinceau. Il n’est pas inutile de suivre le tracé des différentes touches, résultat d’une volonté inflexible et de gestes picturaux sans la moindre raideur. Malgré le paradoxe apparent, elles révèlent principalement en Picasso un maître incontesté de la ligne, du dessin. Que ce soit au pinceau ou à la plume et au crayon, il savait donner de l’« effet » à la moindre ligne, apportant ainsi à ses tableaux une tension impérieuse.

Pablo Picasso
Pablo Picasso
Pablo Picasso

1881, Málaga – 1973, Mougins

Le peintre, graveur et sculpteur espagnol est l’un des plus grands artistes du XXe siècle. Il a laissé une œuvre considérable, constituée de peintures, de dessins, de gravures, de sculptures et de céramiques, qui a exercé une influence durable sur l’art du XXe siècle. Il a suivi des études d’art à La Coruña, Barcelone et Madrid avant de s’installer à Paris en 1904. En 1907, après ses périodes bleue et rose, il réalise avec les « Demoiselles d’Avignon » le premier chef-d’œuvre du cubisme. Après de premières œuvres recourant à la technique du collage (1912) et un passage par le style néoclassique dans les années 1920, il participe en 1925 à la première exposition surréaliste de Paris. Il crée ses premières grandes sculptures de ferraille et de fer. En 1937, il réalise la peinture murale Guernica pour le pavillon espagnol de l’Exposition Internationale. S’inspirant du bombardement de la ville basque de Guernica par l’aviation allemande la même année, il traite des horreurs de la guerre par des moyens symboliques. L’année 1939 voit la première grande  rétrospective de ses œuvres au Museum of Modern Art de New York. En 1949, il s’installe dans le sud de la France, où il avait déjà passé régulièrement l’été depuis 1909. Son œuvre tardive se caractérise par des nus féminins peints avec fougue, ainsi que par une grande diversité  stylistique et un regain d’intérêt pour les maîtres anciens.

Station