Introduction

Femme lisant (Détail), 1994, Huile sur toile, 72 cm x 102 cm, San Francisco Museum of Modern Art © 2014 Gerhard Richter
Davos (Détail), 1981, huile sur toile, 70 x 100 cm, Stefan T. Edlis Collection © 2014 Gerhard Richter
Iceberg dans la brume (Détail), 1982, huile sur toile, 70 cm x 100 cm, The Doris and Donald Fisher Collection © 2014 Gerhard Richter
1024 couleurs (Détail), 1973, laque sur toile, 254 x 478 cm, Daros Collection, Suisse © 2014 Gerhard Richter
Tourne-disque (Détail), Extrait du cycle "18. Oktober 1977", 1988, Huile sur toile, 62 cm x 83 cm, The Museum of Modern Art © 2014 Gerhard Richter
Arrestation 1 (Détail), 1988, huile sur toile, 92 x 126 cm, The Museum of Modern Art, New York © 2014 Gerhard Richter
Annonciation d'après le Titien (Détail), 1973, 125 x 200 cm, Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington © 2014 Gerhard Richter
GERHARD RICHTER : Tableaux / Séries 18 mai – 7 septembre 2014

La Fondation Beyeler consacre à Gerhard Richter (né à Dresde en 1932, vit à Cologne) la plus grande exposition présentée à ce jour en Suisse. Elle traitera pour la première fois des séries, cycles et espaces créés par l’artiste sans doute le plus essentiel de notre temps. Ces ensembles d’oeuvres seront accompagnés de tableaux isolés – devenus pour la plupart de véritables icônes modernes – qui leur feront contrepoint. Le public est invité à découvrir une centaine de tableaux, aussi bien des peintures figuratives (portraits, natures mortes et paysages) que des oeuvres abstraites. Deux objets en verre et soixante-quatre photographies peintes complètent l’exposition, qui couvre les périodes majeures de Richter depuis 1966 et intègre en outre des travaux très récents, jamais montrés jusqu’ici au public.

Au cours de ses soixante années d’activité artistique, Gerhard Richter a produit une oeuvre qui se distingue par sa variété thématique et stylistique. C’est en partant de documents photographiques qu’il transpose les motifs de ses travaux figuratifs en peinture. Ses oeuvres abstraites vont des tableaux colorés jusqu’aux compositions générées par ordinateur, en passant par les surfaces monochromes. «Si les peintures abstraites montrent ma réalité, les paysages et les natures mortes montrent alors mon désir», écrivait l’artiste en 1981. Richter s’intéresse aussi à l’histoire récente et l’exposition permettra de voir le légendaire cycle du 18 octobre 1977 du Museum of Modern Art de New York, quinze tableaux inspirés par les événements qui se sont déroulés en Allemagne autour de la Fraction Armée Rouge.

Dans les années 1950, Richter a étudié la peinture murale à l’École des beaux-arts de Dresde. Nombreuses sont les esquisses et les déclarations qui attestent le rôle considérable que le contexte architectonique a joué pour lui depuis lors. «C’est un rêve que j’ai – que les tableaux se transforment en environnement, qu’ils deviennent eux-mêmes de l’architecture.» L’intérêt de Richter pour le rapport réciproque entre l’oeuvre isolée, les ensembles picturaux et l’espace alentour apparaîtra avec évidence dans cette exposition que son commissaire Hans Ulrich Obrist a conçue en étroite collaboration avec l’artiste.

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